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Histoire de l’Univers

L’avenir de l’Univers

Même après que le Soleil aura laissé un petit résidu brûlant, d’autres étoiles brilleront encore bien plus longtemps. Explorez un avenir lointain où le gaz nécessaire aux nouvelles étoiles se raréfie et où les astres restants refroidissent lentement.

Les étoiles qui brillent aujourd’hui changeront dans un avenir lointain

En étudiant l’avenir de l’Univers, on peut dégager une évolution générale : les étoiles brillent longtemps, les galaxies changent et les résidus stellaires deviennent progressivement plus nombreux. Après la fin des étoiles comme le Soleil, il restera des étoiles capables de briller bien plus longtemps. À mesure que le gaz disponible pour former de nouvelles étoiles diminue, leurs naissances devraient devenir plus rares.

Les astronomes observent des étoiles d’âges et de masses différents, des galaxies où les étoiles naissent activement et des galaxies riches en vieilles étoiles. Comparer leurs propriétés à des calculs fondés sur les lois physiques permet d’étudier les changements de ces astres au fil du temps. En prolongeant ces calculs bien au-delà du présent, on peut estimer leur avenir.

Le Soleil gonflera avant de laisser un petit résidu

Aujourd’hui, le Soleil brille grâce à la fusion nucléaire dans son cœur, où des noyaux d’hydrogène se combinent pour former des noyaux d’hélium. Quand l’hydrogène disponible au centre pour entretenir ce processus diminue, la structure interne de l’étoile change aussi. Les modèles d’évolution stellaire prévoient que le Soleil poursuivra la fusion de l’hydrogène dans son cœur pendant encore environ 5 milliards d’années, avant de se diriger vers le stade de géante rouge, où les couches externes de l’étoile se dilatent énormément.

Le Soleil agrandi modifiera fortement l’environnement des planètes proches. La chaleur qu’elles recevront dépendra de l’augmentation de la lumière solaire et de l’étendue de ses couches externes. Le moment où la Terre deviendra difficilement habitable pour les êtres vivants et la question de son éventuel engloutissement par le Soleil doivent être étudiés séparément.

Le Soleil devrait ensuite rejeter sa matière externe dans l’espace et laisser un petit cœur très chaud : une naine blanche. Ce résidu brillera lui aussi longtemps en libérant la chaleur qu’il conserve. Les quelque 5 milliards d’années désignent la durée, à partir d’aujourd’hui, pendant laquelle le Soleil devrait maintenir la fusion de l’hydrogène dans son cœur, et non la date où il deviendra une naine blanche ou perdra toute sa lumière.

Les petites étoiles peu lumineuses peuvent briller bien plus longtemps que le Soleil

D’autres étoiles pourront continuer de briller lorsque le Soleil sera devenu une naine blanche. La durée de vie d’une étoile dépend à la fois de la quantité d’hydrogène qu’elle possède et de la vitesse à laquelle elle l’utilise. Les naines rouges, moins massives que le Soleil, libèrent de l’énergie à un faible rythme et peuvent donc briller plus longtemps avec moins de combustible.

Dans les étoiles de très faible masse, la matière chauffée monte et la matière refroidie descend, ce qui mélange une grande partie de l’intérieur. Ce mouvement s’appelle la convection. Il apporte au cœur de l’hydrogène venu de régions plus externes, permettant à l’étoile d’utiliser une plus grande part de son hydrogène. Certains modèles d’étoiles de faible masse prévoient des durées de vie de plusieurs milliers de milliards d’années.

Mille milliards d’années, c’est dix mille fois cent millions d’années. C’est bien plus que l’âge actuel de l’Univers, d’environ 13,8 milliards d’années. Voilà pourquoi on n’a pas encore pu observer une étoile à la vie aussi longue parcourir toute sa vie, de sa naissance à sa fin.

Après que l’hydrogène d’une naine rouge de très faible masse s’est transformé en hélium pendant une longue période, cette étoile peut suivre une évolution où sa surface devient plus chaude. C’est le stade théorique de naine bleue. Cet état futur n’a pas encore été observé, et toutes les naines rouges ne suivent pas nécessairement la même évolution.

Les galaxies disposent de moins de gaz pour former de nouvelles étoiles

Les télescopes Hubble et ALMA ont trouvé des indices d’un manque de gaz froid dans des galaxies lointaines qui forment très peu de nouvelles étoiles. Ce ne sont pas des photographies de galaxies futures, mais ces observations renseignent sur les matériaux et les conditions nécessaires à la naissance des étoiles.

La naissance des étoiles exige des conditions permettant au gaz froid de se rassembler en un même endroit. Une partie du gaz entre dans les étoiles et y reste longtemps ; une partie de la matière demeure dans les résidus après la fin de leur vie. La lumière et les écoulements de matière des étoiles peuvent aussi chauffer du gaz ou le pousser hors de la galaxie, l’empêchant de se rassembler à nouveau aussi facilement.

Au cours de leur vie, les étoiles rendent une partie de leur matière à l’espace. Si elle refroidit et se rassemble de nouveau, elle peut servir à former d’autres étoiles. Mais tout le gaz initial ne revient pas à chaque fois. Les modèles à long terme supposant que l’Univers poursuit son expansion suffisamment longtemps prévoient des naissances stellaires plus rares et une part croissante d’étoiles à longue vie et de résidus.

Toutes les galaxies ne changent pas de la même manière. Lorsqu’elles passent près les unes des autres ou fusionnent, leur gaz peut être comprimé, provoquant temporairement une formation d’étoiles plus active. On ne peut donc pas dresser un calendrier où toutes les galaxies cesseraient de former des étoiles le même jour.

La date d’une éventuelle fusion entre la Voie lactée et Andromède n’est pas non plus fixée. Les résultats dépendent des mesures du mouvement des galaxies et de la manière dont on tient compte de la gravité des galaxies voisines. Une étude de 2025 et une étude de suivi de 2026 donnent également des probabilités de fusion différentes. C’est pourquoi cet événement n’est pas présenté comme certain à une date future précise.

Les naines blanches restantes refroidissent pendant très longtemps

Tous les astres ne disparaissent pas après la mort des étoiles. Des résidus tels que des naines blanches, des étoiles à neutrons et des trous noirs peuvent subsister. Une naine blanche s’assombrit progressivement en libérant sa chaleur stockée, une fois terminée sa période d’étoile alimentée par la fusion dans le cœur.

En prolongeant ce refroidissement jusqu’à un avenir extrêmement lointain, on peut prévoir une naine blanche n’émettant presque plus de lumière. Cet état théorique s’appelle une naine noire. On considère que l’Univers n’est pas encore assez vieux pour que les naines blanches aient autant refroidi, et aucune naine noire n’a été découverte.

Émettre très peu de lumière ne signifie pas atteindre exactement le zéro absolu. Les changements internes de la matière et l’énergie reçue de l’environnement influencent aussi le refroidissement. Il est donc difficile de donner une durée unique et précise pour devenir une naine noire.

Plus l’avenir est lointain, plus les conditions inconnues comptent

La prévision selon laquelle le Soleil deviendra une géante puis laissera un résidu est confrontée aux observations de nombreuses étoiles et à la théorie de l’évolution stellaire. Pour étudier des étoiles dans plusieurs milliers de milliards d’années, ou des résidus refroidis depuis plus longtemps encore, il faut examiner comment la physique vérifiée aujourd’hui agirait sur des durées bien plus grandes. Les deux types de prévisions reposent sur des calculs, mais les possibilités de les comparer directement aux observations diffèrent.

L’évolution future de l’expansion de l’Univers est une autre condition importante. La nature de l’énergie noire, introduite pour expliquer l’accélération de l’expansion, reste inconnue. Des questions comme celle de la stabilité éternelle des particules constituant la matière peuvent aussi influencer les calculs portant sur les résidus d’un avenir très lointain.

Les scènes de cet article ne sont donc ni des photographies d’un avenir certain, ni une chronologie à intervalles égaux. Ce sont des modèles explicatifs qui partent des astres observés aujourd’hui pour montrer les changements attendus et les conditions nécessitant davantage d’étude. Au-delà des changements des étoiles et des galaxies, l’état final de l’Univers dans son ensemble reste une autre question.

Sources

Explorez l’avenir des étoiles et des galaxies, scène par scène

Sélectionnez une scène pour découvrir ce qui change. Chaque scène porte sur des astres et des durées différents.

1. Étoiles et gaz actuels

L’Univers actuel contient du gaz formant de nouvelles étoiles, des étoiles déjà lumineuses et des résidus d’étoiles ayant achevé leur vie. Les scientifiques observent leurs propriétés et les comparent aux calculs pour estimer l’avenir.

Les régions diffuses représentent du gaz, et les cercles des étoiles ou des résidus. Les couleurs, tailles, nombres et espacements ne sont ni des observations ni des proportions réelles. Ce modèle explicatif compare les changements du Soleil à la longue vie d’autres étoiles.

  1. Étoiles et gaz actuels

    L’Univers actuel contient du gaz formant de nouvelles étoiles, des étoiles déjà lumineuses et des résidus d’étoiles ayant achevé leur vie. Les scientifiques observent leurs propriétés et les comparent aux calculs pour estimer l’avenir.

  2. Les changements du Soleil

    Le Soleil devrait poursuivre la fusion de l’hydrogène dans son cœur pendant encore environ 5 milliards d’années, puis se diriger vers le stade de géante rouge. Lorsque l’étoile gonflée rejette sa matière externe, il reste une petite naine blanche. Cela ne signifie pas que tous ces changements ultérieurs seront aussi terminés dans 5 milliards d’années.

  3. Des étoiles à longue vie

    Les naines rouges de très faible masse utilisent lentement leur hydrogène et mélangent largement leur matière interne, ce qui leur permet, selon certains modèles, de briller pendant plusieurs milliers de milliards d’années. Les flèches courbes dans l’étoile représentent ce mouvement de mélange. D’autres étoiles peuvent continuer de briller après que le Soleil est devenu une naine blanche.

  4. Moins de matière pour naître

    Former de nouvelles étoiles devient plus difficile lorsque de la matière reste dans les étoiles et les résidus, et que le gaz chauffe ou se disperse. Les modèles à long terme prévoient des naissances stellaires plus rares. Cette scène ne montre pas tout le gaz de toutes les galaxies disparaissant au même instant.

  5. Des résidus qui refroidissent

    Les naines blanches libèrent leur chaleur restante et s’assombrissent peu à peu. Les naines noires, presque sans lumière après un refroidissement extrêmement long, sont des états théoriques encore jamais observés. Le dessin représente le refroidissement d’un même résidu de gauche à droite ; le contour sombre sert seulement à indiquer sa position.

Les numéros donnent l’ordre de lecture, pas des durées égales. La naissance des étoiles et le refroidissement des résidus se chevauchent. Cet avenir lointain suppose que l’Univers poursuit son expansion suffisamment longtemps et que les lois physiques appliquées aux étoiles et à la matière restent valables.

À partir du gaz et de plusieurs étoiles d’aujourd’hui, découvrez un Soleil agrandi et le petit résidu qu’il laissera ensuite. D’autres scènes présentent une petite étoile à longue vie, un milieu contenant moins de gaz pour former des étoiles et une naine blanche qui s’assombrit. Une seule étoile ne traverse pas les cinq scènes.